Conseils, Edition

7 conseils pour votre projet de mise en page.

Réaliser une mise en page demande des compétences techniques, soit… Cependant si ces règles pouvaient s’automatiser vous n’auriez plus besoin des graphistes. En somme la réussite de la présentation de l’imprimé de votre projet dépend évidemment des éléments de mise en page, mais allons plus loin en apprenant comment agencer vos éléments en tenu compte des buts poursuivis : informer, motiver et persuader.
Voici les 11 principes généraux pour penser votre projet de mise en page dans sa globalité, avant d’ouvrir vos logiciels de conception graphique.


Affiche Minute Man de Paul Rand

Affiche Minute Man, de Paul Rand

Affiche Ucla Winter de 1990 de Paul Rand

Ucla Winter, 1990, Paul Rand

« Comprendre le sens du graphisme, c’est comprendre le rôle de la forme et du contenu et s’apercevoir que le graphisme est également commentaire, point de vue, opinion et responsabilité sociale.Le graphiste ne se contente pas d’assembler, d’ordonnancer ou d’éditer. Il apporte de la valeur ajoutée et crée du sens, éclaire, simplifie, clarifie, modifie, accentue, dramatise, persuade et parfois même, amuse.Le graphisme est à la fois début et fin, processus et produit résultant du processus de création. »

Paul RAND / Graphiste. Extrait de son livre « Design, Form, and Chaos.« 





1. Organisez votre projet.

Pour commencer, posez vous les bonnes questions afin de voir votre projet dans sa globalité :

– A qui s’adresse mon document?
– Quel est le message que je souhaite transmettre?
– Quelle serait la forme idéale pour la transmettre ? Livre, journal, magazine, brochure, flyer, etc..
– Quels sont les messages des concurrents pour le même message / produit?
– Existe-t-il une charte graphique à respecter?

La vue d’ensemble du résultat souhaité est le premier objectif à vous fixer. Définissez la priorité des messages. Lorsque le sens est clair, l’organisation des éléments graphique sera facile.



2. Faites des croquis de la mise en page globale.

Commencez avec vos crayons et un papier ! 

Ne vous préoccupez pas des détails et posez sur votre feuille les esquisses de votre mise en page. Plusieurs essais sont nécessaires avant de trouver le meilleur style qui sera en rapport avec le message à transmettre, et qui respectera la cible. Lâchez vous en plaçant de grands traits…


Mes astuces :
  • Simuler l’emplacement d’un texte dans un bloc rectangulaire avec des lignes fines pour les textes et plus épaisses pour les titres
  • Schématiser les images vous dessinerez un bloc rectangulaire avec une croix à l’intérieur
  • Les illustrations, pictogrammes, logo ou autres « petits » visuels vectoriels seront placés dans un bloc circulaire avec une croix également à l’intérieur.

    3. Créez un moodboard.

    Les graphistes sont friands des collections. Glaner, collectionner les travaux de mise en page qui vous plaît. Créer un nuancier et sélectionner des familles de polices.

Le moodboard est un pêle-mêle de couleurs, photos, dessins, grille de mise en page, textures, etc.. qui crée l’univers de la création, le style graphique que le graphiste à l’intention d’exploiter.
Il est utile à toutes les étapes du travail du graphiste et permet de lui faire gagner du temps. C’est une structure faisant partie intégrale du processus créatif.



4. Choisir chaque élément en fonction de sa pertinence.

La recherche d’harmonie est votre fil rouge.
Chaque élément graphique, coloré et typographique doivent être choisis en accord avec le message à livrer, dans un souci de combinaisons agréable à regarder.
La pertinence des éléments doit renforcer la lecture et la compréhension de votre document. 

Les éléments choisis pour un cabinet dentaire ne seront pas les mêmes que pour un catalogue de jouet, la mise en page se distinguera d’un projet à l’autre.

Vous devez penser la mise en page comme un outil de communication. Il ne s’agit pas d’une simple décoration. Gardez à l’esprit que le but de votre support de communication est de transmettre clairement un message.

La clarté, l’organisation et la simplicité sont aussi importantes que la rédaction d’un texte.

Considérer le rapport entre la forme et le fond.

 



5. Travailler l’équilibre.

Même si les informations importantes doivent sauter aux yeux du lecteur, respecter l’équilibre des tailles en fonction de leur importance.

Tout est bon sens : la taille d’un titre est naturellement plus gros que la taille d’une légende.
Les espaces blancs autour d’un texte de doivent pas le « perdre ». Les filets trop fort réduisent la lisibilité tandis que les filets trop fins manquent de force.

Utiliser la méthode de la grille.

Le lecteur doit avoir des repères visuels pour le guider. Aussi contraignante et rigoureuse que peut semblait cette technique, elle fait tout la différence entre deux projets et renforce l’efficacité de votre conception graphique.
Utilisation des colonnes, guides horizontaux, gouttières.

Les repères ne sont pas des lignes imprimées, mais grâce au calage des éléments sur une grille, l’oeil du lecteur reste stable et ne fatigue pas. 


Utiliser un gabarit pour respecter l’uniformité.
Le gabarit est le « patron » de votre mise en page. Il permet de créer une structure répétitive d’ou dépend l’agencement de votre document. Le lecteur peut ainsi retrouver des constantes tout au long de la lecture :
  • uniformité des marges supérieures, inférieures et latérales.
  • uniformité des polices de caractères, taille, espacement du texte, titre, sous-titres, légendes.
  • uniformité des espacement de colonnes
  • répétitions de certains éléments graphiques comme des filets, bordures, etc… 





6. Contrastez votre document.

Le contraste donne du relief à votre document grâce à l’équilibre des espaces. Qu’il s’agisse d’une zone réservée au texte, aux illustrations ou aux blancs. Il rend la publication vivante et attrayante.

Par exemple, les zones foncées comme les titres en caractères gras ou les blocs textes sont compensées par des zones pâles, des espaces blancs ou des blocs de texte de caractères de petites tailles.

Ou encore, la taille des visuels transmettra l’ordre d’importance de ceux-ci.



7. Rester simple

La modération est la plus grande des qualités des concepteurs graphiques. On peut facilement vouloir transmettre trop de message générant trop de texte ou trop de photos. 
Néanmoins chaque détails est important, la simplicité n’est pas de laisser des espaces de blancs, des espaces non gérés ou pensés qui dévaloriseraient votre production.



L’art de mettre en page n’a pas de recette miracle. Pour que votre support de communication fonctionne, il s’agit de gérer les espaces de manière contrastée tout en gardant l’harmonie et la lisibilité en perspective.